L’organisation de vérification des faits « Balobaki Check », en collaboration avec l’Ambassade de Belgique en RDC, a organisé une conférence ce mardi 31 mars à Kinshasa. Sous le thème « Culture congolaise et féminisme », les participants ont plaidé pour une relecture des traditions afin de garantir l’autonomisation durable des femmes et des filles.
Cette rencontre a réuni des chercheurs, journalistes, entrepreneurs et acteurs de la société civile. L’objectif était de dépasser les idées reçues et de démontrer que la culture, loin d’être un obstacle, peut constituer un levier pour l’équité sociale.
Pour Ange Kasongo, directrice de Balobaki Check, le féminisme ne doit pas être perçu comme un affrontement.
« Le féminisme n’est pas une guerre des sexes, mais une prise de conscience collective », a-t-elle déclaré. Elle a souligné que la force d’une nation se mesure à la force de toutes ses composantes, précisant que si les mères, les sœurs et les filles sont freinées par des discriminations, le pays ne pourra jamais atteindre son plein potentiel.
Refuser l’instrumentalisation de la culture
L’activiste Anny Modi a insisté sur la nécessité de distinguer les valeurs culturelles positives des pratiques injustes. Elle rejette l’utilisation de la culture comme un outil pour justifier les inégalités ou les violences faites aux femmes.
Les échanges ont mis en lumière que :
- La culture est une force : Elle doit être relue à la lumière des droits fondamentaux pour soutenir l’égalité.
- Rejeter l’injustice : Les pratiques culturelles ne peuvent servir de paravent à l’injustice sociale.
- Équité : L’initiative de Balobaki Check rappelle que la culture peut aider à bâtir une société plus juste.
En cette clôture du mois de la femme, cet événement souligne l’importance d’un dialogue permanent entre traditions et modernité pour assurer le respect des droits de chaque citoyenne congolaise.






