Des militants des droits humains, des influenceurs ainsi que des blogueurs congolais appellent à la vulgarisation de la loi et du Code numérique en République démocratique du Congo.
Ils ont formulé cette recommandation lors de la conférence sur la désinformation générée et la lutte contre le cyberharcèlement, clôturée mercredi 28 janvier à Kinshasa.
Ghislain Kabeya Mottomoke, du ministère de l’Économie numérique, a rappelé que l’objectif principal est de sensibiliser la population au Code du numérique.
« Nous avons le Code du numérique, notamment à partir de son article 356, qui prévoit les responsabilités de chacun. Si vous diffusez des contenus tribalistes, racistes ou xénophobes, vous serez punis. Les peines vont d’un mois à deux ans de prison, et de 500 000 FC à 10 000 000 FC d’amende. Nous passons ensuite à l’article 359, qui condamne le harcèlement », at-il expliqué.
Selon lui, l’article 360 de la même loi interdite précise de relayer des rumeurs ou des fausses informations :
« Lorsque vous relaisez cela, vous engagez votre responsabilité pénale. Les sanctions vont de 1 à 6 mois de prison et de 500 000 à 1 000 000 FC d’amende. Ces deux peines peuvent être cumulées ou appliquées séparément, selon l’appréciation des juges ».
Pour le général Jean-Romain Kalemba Makengo, représentant la Direction des télécommunications et nouvelles technologies de la Police nationale congolaise, la collaboration avec la population reste essentielle pour lutter contre les cyberharceleurs.
« La Police nationale congolaise travaille main dans la main avec la population pour déjouer les cyberharceleurs dans leur vente besogne », a-t-il assuré.
Cette conférence a été organisée par la Division des affaires politiques de la MONUSCO, en partenariat avec le ministère de l’Économie numérique.






