Au terme d’un échange avec le président de la plateforme LAMUKA, Martin Fayulu, ce mercredi 28 janvier à Kinshasa, le président du parti la Base Républicaine, Hugo Zala, a proposé l’élargissement du mandat de la MONUSCO à la surveillance des frontières RDC-Rwanda-Burundi.
Cette proposition figure dans le plan que son parti présente comme une voie de sortie de la crise sécuritaire que traverse la RDC.
Dans ce projet, La Base Républicaine insiste également sur la nécessité de garantir un cessez-le-feu entre les FARDC et l’AFC/M23, ainsi que sur l’ouverture de couloirs économiques et humanitaires dans les provinces du Kivu.
Ce parti préconise en outre le rétablissement de l’administration civile dans les zones touchées par l’insécurité.
La formation politique plaide aussi pour l’élargissement des négociations de Doha à l’opposition politique non armée, ainsi que pour la révision de certaines dispositions de la résolution 1823 du Conseil de sécurité des Nations unies.
A l’issue de cette rencontre, le secrétaire national chargé de la communication de La Base Républicaine, Caleb Kanku, s’est exprimé devant la presse pour préciser les objectifs de cette démarche.
Ecoutez ses propos :
Il a notamment plaidé pour un projet de Constitution républicaine centré sur la souveraineté du peuple.
Pour sa part, Martin Fayulu a indiqué qu’il prenait acte du corpus de propositions qui lui a été soumis, affirmant vouloir les examiner en profondeur avant de se prononcer officiellement.
L’échange entre Martin Fayulu et Hugo Zala s’est déroulé dans un climat d’écoute mutuelle.
Ces deux personnalités ont convenu de conjuguer leurs efforts pour le rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire et pour mettre fin au cycle de violence.
Par ailleurs, La Base Républicaine invite la communauté internationale à accompagner le processus de dialogue national, notamment dans la mise en place des mesures de confiance.
Le parti souligne que ce dialogue, une fois organisé, ne devra pas remettre en cause la légitimité des institutions en place, afin de ne pas fragiliser l’architecture institutionnelle existante.
« Il faut refuser de faire du dialogue un tribunal où l’on juge les participants, qu’ils soient opposants ou responsables des institutions. Il faut également exiger du Gouvernement la levée des mesures interdisant les activités de certaines entités politiques, sauf dans les cas définitivement tranchés par la justice », a ajouté La Base Républicaine.






