Des politologues, journalistes ainsi que militants de la société civile ont plaidé pour un équilibre entre la liberté d’expression et les impératifs de sécurité en RDC. Ils ont pris part, vendredi 27 février à Kinshasa, dans un atelier consacré à l’état des lieux de la liberté d’expression et de l’exercice du journalisme en période de guerre dans le pays.
Organisé par la Dynamique des politologues de la RDC (DYPOL), en partenariat avec la Fondation Friedrich Ebert, ce forum a permis aux participants de mettre en lumière les défis qui entravent la liberté d’expression et la pratique journalistique en contexte de conflit. Parmi ces obstacles figurent notamment :
les violences et menaces directes visant les professionnels des médias, la censure exercée par l’État ou par des groupes armés, ainsi que la pression sécuritaire qui restreint l’accès à l’information.
Le coordonnateur de DYPOL, Christian Ndombo Moleka, souligne qu’en dépit d’un contexte particulièrement critique, les acteurs engagés continuent de travailler pour préserver l’espace démocratique.
« On responsabilise chaque partie, que ce soit les citoyens, les journalistes ou les militants, car il y a une responsabilité dans la prise de parole. Quand on prend la parole, il y a une responsabilité dans ce qu’on dit », a-t-il souligné.
De son côté, le journaliste Mike Gardidien a insisté sur le rôle essentiel de la culture dans l’exercice de la liberté d’expression :
«La culture est très importante. Ce qui explique la faiblesse des résultats, c’est qu’on veut imposer une liberté d’expression alors que la finalité, c’est d’avoir un débat public de qualité. Il faut donc commencer par veiller à la qualité. Dès lors que le contenu est de qualité, la liberté va de soi ».
Les participants à cet atelier ont rappelé les lois garantissant la liberté d’expression en RDC, tout en identifiant plusieurs défis majeurs :
violences et intimidations envers les journalistes, censure étatique ou imposée par des groupes rebelles, désinformation massive, restrictions légales invoquant la sécurité nationale.
Ils ont appelé à un cadre plus équilibré, permettant à la fois de protéger la liberté d’expression et de garantir la sécurité dans un contexte de conflit prolongé.






