A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, célébrée le 24 mars de chaque année, la coordination provinciale de la lèpre et de la tuberculose au Kasaï-Oriental alerte sur les risques de contamination à la prison centrale de Mbuji-Mayi.
Elle appelle les autorités à construire des locaux spécifiques pour séparer les détenus malades du reste de la population carcérale.
Bien qu’aucune activité officielle n’ait marqué cette journée dans la province, le thème national reste mobilisateur :
« Oui, nous pouvons mettre fin à la tuberculose en RDC, sous l’impulsion du gouvernement avec le soutien de nos communautés ».
Une cinquantaine de cas détectés
Dr Marcel Kazadi, coordonnateur provincial, révèle qu’une récente campagne de dépistage a permis d’identifier une cinquantaine de prisonniers atteints de tuberculose.
Ces patients ont été mis sous traitement, mais l’absence de structures d’isolement compromet l’efficacité de la prise en charge.
« Vous vous imaginez, 50 personnes qui dorment à côté de ceux qui ne sont pas malades. Ils vont continuer à contaminer les prisonniers sains », s’inquiète le docteur Kazadi.
Un plaidoyer pour deux salles d’isolement
Face à cette situation, la coordination provinciale lance un appel pressant aux autorités pour la construction de deux salles en dehors des grands dortoirs communs. Cette séparation est jugée indispensable pour stopper la chaîne de transmission dans ce milieu fermé.
Pour assurer un suivi rigoureux, les services de santé prévoient d’organiser jusqu’à trois campagnes de dépistage au sein de la prison centrale au cours de l’année 2026.






