Des centaines de femmes chargées de l’assainissement des nouvelles routes asphaltées réclament leurs primes et salaires de neuf mois, à Mbuji-Mayi, chef-lieu du Kasaï-Oriental.
Réagissant lundi 30 mars à Radio Okapi, elles affirment entretenir quotidiennement des artères de la ville diamantifère.
Ces travailleuses, parmi lesquelles figurent de nombreuses femmes du troisième âge, commencent leur service dès 4 heures du matin.
Certains parcours plus de six kilomètres à pied pour rejoindre leur secteur de travail, notamment sur la route du rectorat de l’Université de Mbuji-Mayi.
« Nous travaillons depuis bientôt 8 ans sur le boulevard. On fait l’appel nominal vers 11h00, mais on ne nous donne rien », déplore l’une d’entre elles.
Imbroglio administratif
Le dossier est marqué par un renvoi de responsabilité entre les structures de recrutement et les autorités urbaines :
La version du recruteur : Cele Mutombo, responsable de la Fondation Saff Celé, soutient que le recrutement a été fait sous l’impulsion de la mairie. Selon lui, c’est à l’hôtel de ville de fixer la hauteur des paiements et de libérer les fonds.
La version de la mairie : De son côté, l’hôtel de ville rejette toute responsabilité dans ce dossier. Les autorités urbaines affirment disposer déjà de leur propre brigade spéciale d’assainissement et ne pas reconnaître ces engagements.
Des promesses non tenues
Pourtant, plusieurs balayeuses affirment avoir été sensibilisées directement par le maire de Mbuji-Mayi pour s’engager dans ces travaux d’intérêt public. Malgré l’absence de contrat formel ou de rémunération fixe, ces femmes continuent de balayer les avenues dans l’espoir d’une régularisation de leur situation.
L’incertitude quant à l’autorité qui devra finalement assumer la charge financière de ces prestations effectuées au vu et au su de tous les usagers de la route.






