L’école primaire Iyonga, située dans le village Musendo, en territoire de Kailo au Maniema, est presque totalement détruite par un vent violent qui a soufflé le 25 février dernier. Depuis lors, 164 élèves suivent les cours au milieu des déclins en plein air, exposés aux intempéries, en attendant une aide qui tarde à venir.
Matala Saleh Samito, délégué des enseignants, affirme que le passage d’un vent violent a laissé des traces indélébiles dans cette partie de la province du Maniema. Les toitures en tôle ont été arrachées et projetées à plus de vingt mètres, tandis que plusieurs murs se sont effondrés.
Un cri de détresse pour sauver l’année scolaire
Aujourd’hui, l’enceinte de l’école n’est plus qu’un champ de ruines. Sans ouvrir, les enseignants tentent tant bien que mal de maintenir les activités pédagogiques en plein air, une situation intenable à long terme pour les enfants.
M. Matala Saleh Samito, lance un appel aux autorités provinciales et aux élus nationaux :
« Nous sommes avec les apprenants, en pleurs, car il n’y a plus aucun endroit pour les accueillir. Je demande l’aide du gouverneur de province et de nos élus du territoire de Kailo. Ce sont leurs enfants qui souffrent. Au total, nous avons 164 élèves sans abri », at-il déclaré.
Une catastrophe qui touche aussi les ménages
L’école primaire Iyonga n’est pas la seule victime de ce vent. Dans le village Musendo, plusieurs familles se retrouvent également sans abri, leurs habitations ayant subi le même genre que l’établissement scolaire.
Les parents d’élèves, déjà précarisés par la perte de leurs biens, expriment leur vive inquiétude quant à l’avenir de l’année scolaire. Sans une intervention urgente des organisations humanitaires ou du gouvernement provincial pour la fourniture de bâches ou de matériaux de construction, le risque de décrochage scolaire massif est réel pour ces enfants du territoire de Kailo.
Pour l’heure, aucune assistance officielle n’est encore parvenue dans cette zone enclavée du Maniema, laissant les sinistres livrés à eux-mêmes face aux caprices du climat.






