Dans un rapport publié ce samedi 21 février à Kinshasa, le Gouvernement congolais indique avoir surveillé au moins 17 015 cas d’atteinte à la vie et à l’intégrité physique en une année dans les zones sous occupation rebelle.
Le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, précise que ces violations comprennent :
15 769 cas d’atteinte à la vie, 829 cas d’enlèvement, 417 cas de torture et autres traitements inhumains.
Il a également souligné que ces violences ont entraîné environ 7 400 000 déplacements internes et externes, tout en visant les propriétés privées des populations.
Le ministre a rendu hommage aux défenseurs des droits de l’homme, aux délégués des différents ministères ainsi qu’aux acteurs de la société civile qui ont contribué à la rédaction du rapport. Il a salué leur courage, affirmant qu’ils ont « bravé la peur » pour accomplir ce travail.
Pour sa part, la Première ministre Judith Suminwa a exprimé sa satisfaction quant à la publication de ce rapport sur la situation des droits humains dans l’Est de la RDC. Elle estime que sa publication intervient à un moment décisif pour le pays.
Elle a rappelé que la RDC mène actuellement un plaidoyer pour la reconnaissance des génocides commis par le Rwanda, notamment dans l’Est du territoire national. Selon elle, ce rapport constitue un outil stratégique et juridique majeur pour soutenir les démarches diplomatiques et judiciaires engagées par le Gouvernement congolais.
La Cheffe de l’Exécutif national a également salué la lucidité et l’engagement du ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, qu’elle a remercié pour sa contribution active à ce combat initié par le président de la République, Félix Tshisekedi.
La cérémonie de clôture de l’atelier d’élaboration du rapport a réuni plusieurs membres du Gouvernement, parmi lesquels le ministre d’État en charge de la Formation professionnelle, la ministre de l’Éducation nationale et celle du Genre, Famille et Enfant.
Cette forte participation témoigne de la détermination des autorités congolaises à faire des droits humains une priorité nationale et à porter la voix des victimes sur toutes les tribunes, tant nationales qu’internationales.






