Au moins 210 corps ont été découverts dans trois fosses communes dans la ville d’Uvira, chef‑lieu provisoire du Sud‑Kivu.
Le gouverneur du Sud‑Kivu, Jean‑Jacques Purusi, a communiqué ces chiffres jeudi 2 avril, lors d’un briefing presse tenu avec le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya. Il a indiqué avoir fait cette découverte macabre trois jours seulement après le retour de l’administration provinciale dans la ville.
« Nous avons découvert trois fosses communes : une à Kavimvira, une à Kilomoni et une à Kimanga. Ces trois fosses contenaient 210 corps. L’organisation internationale Human Rights Watch est passée, car nous avons mobilisé les acteurs nationaux et internationaux », a déclaré Jean‑Jacques Purusi.
Il a remercié le Chef de l’État pour avoir dépêché des experts légistes ainsi que des inspecteurs et officiers de police judiciaire, actuellement engagés dans les enquêtes.
Le gouverneur a également annoncé le retour des institutions judiciaires à Uvira, afin de sevir contre tous les faussaires et auteurs présumés de crimes.
De son côté, le ministre de la Communication et des Médias a annoncé l’ouverture d’une enquête destinée à établir les responsabilités dans ces massacres perpétrés à Uvira.
En mission du 23 au 27 février à Uvira, la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) ont également préparé le déploiement du Mécanisme conjoint de suivi du cessez-le-feu.
Selon un communiqué de la MONUSCO, cette mission conjointe visait à s’assurer que les futurs efforts de suivi et de vérification seraient « crédibles, sûrs et opérationnellement réalisables ».






