Plus de 300 civils ont été pris en otage dans l’espace de deux jours par des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans le territoire d’Irumu, sur l’axe Mambasa-Komanda, en Ituri, marquant une nouvelle vague de violences dans la province.
Selon des sources locales et des militants des droits humains, ces attaques, menées entre samedi et dimanche 29 mars, ont également fait plusieurs morts et plongé les populations dans la panique le long de la route nationale N°4.
Attaques coordonnées dans plusieurs villages
Les incursions ont débuté samedi 28 mars dans le village de Babungwe, où une centaine de civils, majoritairement des cultivateurs, ont été enlevés, rapportant ces sources locales.
Le lendemain, dimanche matin, les assaillants ont attaqué le village de Lomalisa, tirant des coups de feu en l’air avant de capturer plus de 200 autres civils. Les rebelles ont ensuite poursuivi leurs exactions dans les localités de Mabukulu et Masoli.
Ces attaques suivent alors que la présence des ADF avait déjà été signalée depuis plusieurs jours dans la forêt de Bakwanza, sur la route nationale N°4, dans le territoire voisin de Mambasa, notent les mêmes sources.
Cri d’alarme des défenseurs des droits de l’homme
Le monitoring sécuritaire dans la région peint un tableau sombre. John Vuleverio, militant des droits humains, avance un chiffre précis et alarmant : 388 civils seraient aux mains des rebelles.
« Ces enlèvements exposent une fois de plus les populations à des violations graves. La protection des civils est une obligation fondamentale de l’État », martèle-t-il, tout en craignant que de nombreuses exécutions n’étaient déjà eu lieu en pleine forêt.
Face à l’urgence, la société civile exige le lancement immédiat d’opérations militaires de grande envergure pour libérer les captifs et sécuriser la zone.
Les autorités territoriales ont, de leur côté, promis de se prononcer dans les prochaines heures sur cette situation.
Dans l’espace d’un mois, près d’une dizaine d’attaques attribuées aux ADF ont été enregistrées dans le territoire de Mambasa, causant des morts d’hommes et des pillages.
Cette recrudescence des violences confirme la fragilité sécuritaire persistante dans cette partie de l’Est de la RDC, où les populations civiles restent les premières victimes, déplorent la société civile.




