4 710 enfants séparés de leurs familles à cause des conflits armés ont été réunifiés avec leurs proches au cours de l’année 2025 dans les territoires de Rutshuru, Masisi, Lubero, Nyiragongo, ainsi que dans la ville de Goma, au Nord-Kivu. Ces réunifications ont été réalisées dans le cadre du projet « Identification, documentation, recherche et réunification familiale des enfants en rupture familiale », mis en œuvre avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).
Les opérations ont été conduites par l’organisation Union pour la paix et la promotion des droits de l’enfant au Congo (UPDECO). Les enfants concernés avaient été séparés de leurs familles lors des violences armées qui ont secoué la région. Aujourd’hui, les familles bénéficiaires saluent ces interventions qui leur ont permis de retrouver leurs enfants après plusieurs mois d’angoisse.
Retrouvailles inespérées
Martine (prénom d’emprunt), mère de famille originaire du village de Kinyandonyi, dans le territoire de Rutshuru, peine à croire ce qu’elle vit. Elle avait perdu toute trace de son enfant en janvier 2025, lors des affrontements entre les FARDC et les rebelles du M23.
La chargée voix d’émotion, elle raconte avoir perdu tout espoir de revoir un jour son enfant vivant et sain et sauf.
Le vendredi 30 janvier, les agents de l’UPDECO ont finalement ramené son enfant à domicile. Ces rétrouvailles inespérées se sont transformées en cris de joie et en larmes d’émotion, non pas de tristesse, mais d’une immense euphorie.
« J’avais perdu tout espoir de le retrouver vivant », confie-t-elle, la voix tremblante d’émotion.
Comme cet enfant, 4 710 enfants au total ont retrouvé leurs familles grâce à ce projet.
Pour Gédéon Lukando, chef des programmes à l’UPDECO, ce résultat est le fruit d’une forte synergie entre plusieurs acteurs locaux.
« Nous travaillons étroitement avec les réseaux communautaires de protection de l’enfance. Les RECOPE nous permettent d’identifier les familles dans leurs milieux respectifs. En plus de ces réseaux, nous disposons de points focaux, d’agents recrutés localement et de structures partenaires, y compris les autorités locales, qui contribuent à l’identification des enfants séparés et de familles », explique-t-il.






