Plus de 40 000 personnes déplacées vivent actuellement dans des conditions précaires dans le groupement de Waloa Loanda, territoire de Walikale, au Nord-Kivu. Ces familles ont fui les récents affrontements entre les combattants de l’AFC-M23 et les Forces armées de la RDC (FARDC), appuyées par des groupes Wazalendo, Selon les sources administratives locales.
Des combats à la frontière du Nord et du Sud-Kivu
Les violences ont éclaté mercredi dans la localité de Tushunguti, située dans le groupement de Ziralo, au Sud-Kivu, près de la frontière avec le territoire de Masisi (Nord-Kivu)
Selon plusieurs sources locales, les combats ont opposé l’AFC-M23 aux FARDC et à leurs alliés. Jeudi 9 avril, les combattants de l’AFC-M23 auraient brièvement occupé Tushunguti avant de se replier vers Lumbishi. Depuis vendredi dernier, la zone est repassée sous contrôle des forces gouvernementales et de leurs alliés.
Un exode massif vers Walikale
Des sources concordantes rapportent que depuis trois jours, des milliers de civils affluent vers Waloa Loanda, dans le territoire de Walikale. Les déplacés proviennent notamment des groupements de Ziralo et d’Ufamandu 1er, dans le territoire de Masisi.
Ils trouvent refuge dans des écoles, des églises et auprès de familles d’accueil dans les villages de Biriko, Kirambo, Busurungi et Hombo. Mais les capacités d’accueil sont rapidement dépassées.
Faute d’abris suffisants, de nombreuses familles passent désormais la nuit à la belle étoile, selon plusieurs témoignages locaux.
La situation est jugée préoccupante par les acteurs communautaires, qui alertent sur la détérioration rapide des conditions de vie des déplacés, notamment les femmes et les enfants.
Appel à l’aide humanitaire
Face à l’ampleur de la crise, la société civile de Kalehe (Sud-Kivu) et de Masisi (Nord-Kivu) appelle les autorités et les organisations humanitaires à intervenir d’urgence pour apporter une assistance aux populations touchées.
Elle craint également un retour des violences, alors qu’une partie des habitants hésite encore à regagner leurs villages malgré la reprise du contrôle par les FARDC et les Wazalendo.






