Environ 52 personnes ont été tuées au cours du mois de janvier à la suite de l’activisme des rebelles ADF dans les territoires de Beni et de Lubero, au Nord-Kivu.
Les sociétés civiles de ces deux territoires tirent la sonnette d’alarme et redoutent un effondrement des moyens de subsistance des populations.
Elles rapportent que les menaces des ADF et la présence de l’AFC/M23 constituent une double préoccupation, selon Muhindo Tafuteni, président de la société civile locale :
« D’un côté, il y a la menace du M23 dans la partie sud. À l’ouest, dans le secteur de Bapere et les groupements Manzia et Mwenye, l’activisme des ADF se poursuit. Pour le seul mois de janvier, nous déplorons plus de 52 personnes tuées ».
Il a également indiqué que les écoles et les structures sanitaires ne fonctionnent plus dans cette partie du pays.
Les conséquences socio‑économiques de l’activisme des ADF se font également sentir dans le territoire de Beni, a souligné le président de la société civile locale, Omar Kalisya.
« Le ravitaillement en produits agricoles dans les grandes agglomérations est devenu un problème. Nous n’avons plus accès aux champs. Si les attaques se multiplient, la population sera plongée dans la misère, car l’agriculture est la principale source de revenus de notre contrée », a-t-il noté.
Entre-temps, le chef d’état-major général adjoint des FARDC est en mission dans la zone depuis une semaine, dans le cadre des efforts de sécurisation de la population.






