Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) affirme avoir recensé au moins 542 cas de violations des droits humains au cours du mois de novembre 2025, en RDC.
Selon son dernier rapport publié mardi 20 janvier à Kinshasa, ce chiffre marque une augmentation de 28 % par rapport au mois d’octobre dernier, illustrant la persistance de l’insécurité, particulièrement dans la partie orientale du pays.
Ce rapport du BCNUDH souligne que neuf cas sur dix ont été commis dans les zones de conflit, principalement au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Ituri.
Les groupes armés sont désignés comme les principaux bourreaux des populations civiles.
Le BCNUDH rapporte que 78 % des violations sont attribuées aux groupes armés, notamment le M23, les Wazalendo et les ADF et 21 % des cas impliqués des agents de l’État (Police nationale congolaise et FARDC), principalement pour des arrestations arbitraires et des atteintes au droit à la vie.
Recrudescence des violences sexuelles
L’un des points les plus sombres du rapport concerne les violences sexuelles liées aux conflits.
En un mois, 91 victimes (majoritairement des femmes et des filles) ont été recensées, soit une hausse de 28 % en seulement trente jours. Les provinces du Nord et du Sud-Kivu restent les épicentres de cette barbarie.
Le BCNUDH déplore en outre un rétrécissement de l’espace civique. Dans les zones sous occupation des groupes armés, les libertés publiques sont bafouées à travers des enlèvements et des menaces systématiques contre les défenseurs des droits humains.
Face à ce tableau sombre, le Bureau conjoint des Nations unies appelle les autorités congolaises à :
Renforcer la lutte contre l’impunité pour décourager les auteurs de crimes. Améliorer la protection des civils dans les zones de conflit. Poursuivre les efforts de formation et de sensibilisation des forces de défense et de sécurité aux droits humains.
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