Dans son rapport annuel publié jeudi 12 mars à Kinshasa, le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) affirme avoir documenté 6 169 cas de violations des droits de l’homme en République démocratique du Congo (RDC) en 2025.
Le document fait état d’une hausse de 24 % par rapport à l’année 2024, dans un contexte de détérioration de la situation sécuritaire, particulièrement dans l’Est du pays.
Selon le BCNUDH, ces violations ont fait plus de 18 000 victimes, dont 2 806 femmes et 1 394 enfants.
Les groupes armés sont responsables de 71 % des violations enregistrées, avec en tête le mouvement AFC/M23, cité comme principal auteur.
Les agents de l’État sont impliqués, eux, dans 28 % des cas.
Le rapport souligne également une forte degradation sécuritaire dans l’est du pays après la prise de Goma et Bukavu, ainsi que de larges zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, par l’AFC/M23 et l’armée rwandaise.
Autre tendance préoccupante : les violences sexuelles liées au conflit ont augmenté de 59 %, avec 1 479 victimes documentées.
Le document met aussi en garde contre un rétrécissement de l’espace civique, marqué par des pressions accrues sur les défenseurs des droits humains, les journalistes et certains membres de l’opposition.
Le Conseil national de cyberdéfense est notamment pointé du doigt pour avoir procédé à des arrestations et détentions illégales de centaines de personnes, privées d’accès à leurs proches et à leurs avocats, indique le BCNUDH.





