Plus de 7 000 ménages déplacés de la chefferie de Bwito, dans le territoire de Rutshuru, vivent depuis plusieurs semaines dans une situation de détresse dans le groupement Kanyabayonga, territoire de Lubero (Nord-Kivu).
Joint au téléphone ce samedi 14 février, Clovis Kambale Rufani, chargé de protection au sein de l’ONG Solidarité communautaire de lutte contre le tribalisme, a lancé un appel pressant à une intervention humanitaire en faveur de ces familles.
« Nous exigeons aux décideurs d’agir le plus rapidement possible. Je profite également pour rappeler à nos partenaires de l’ONG Concern, qui déjà un projet depuis le 5 novembre dans les localités de Kyaghala, Mirangi, Birundule et Lusogha, de revenir aider cette population, car la sécurité est actuellement bien assurée dans les villages cités », a-t-il déclaré.
L’activiste de la société civile affirme avoir déjà prévu quatre alertes concernant la situation humanitaire dans la zone, sans qu’aucune réponse ne soit apportée jusqu’ici.
Il précise que la souffrance a atteint un seuil critique, notamment parce que les déplacés sont empêchés d’accéder à leurs champs, leur principale source de subsistance.
Les affrontements entre les rebelles de l’AFC/M23 et les groupes d’autodéfense Wazalendo ont entraîné un déplacement massif de populations, entraînant un surpeuplement dans de grandes agglomérations telles que Kikuku, Kyaghala, Mirangi, Birundule, Lusogha, Nyanzale et Bwalanda, où les conditions de vie restent extrêmement difficiles.






