Les audiences en procédure de flagrance se sont déroulées ce lundi 26 janvier à la Cour d’appel du Haut-Katanga, à Lubumbashi. Le procès oppose le ministère public à trois magistrats de la Cour d’appel du Tanganyika ainsi qu’à un commerçant, tous poursuivis pour corruption dans une affaire liée à une tentative de viol avec violence.
L’ouverture des audiences, le vendredi 23 janvier, avait déjà marqué les esprits par la présence du président de la Cour de cassation et du premier avocat général de la République, venus spécialement de Kinshasa pour assister aux débats.
La Cour a entamé l’instruction du dossier par l’identification des quatre prévenus. Chacun a ensuite été appelé à la barre pour livrer sa version des faits. Le collectif d’avocats de la défense a contesté la procédure, arguant de l’absence de preuves dans une affaire pénale jugée en flagrance.
À l’issue des débats, le ministère public a requis trois ans de servitude pénale principale contre les magistrats et deux ans contre le commerçant. L’audience a été renvoyée à ce lundi.
Rappel des faits
En juillet 2025, à Kalemie, une femme avait porté plainte contre le commerçant Joseph Kafwimbi Kiwele pour tentative de viol. Le tribunal de grande instance de Kalemie avait acquitté l’accusé. Insatisfaite, la plaignante avait interjeté appel devant la Cour d’appel du Tanganyika.
Le 19 décembre dernier, cette juridiction avait condamné le commerçant Patrick Kafwimbi à six mois d’assignation à résidence surveillée et à une amende de 10 000 dollars. Une peine jugée insuffisante par certains magistrats au regard de la gravité des faits reprochés.





