Le trafic aérien s’est poursuivi mercredi 11 mars à l’aéroport de Mavivi, à Beni (Nord‑Kivu), malgré l’incendie qui a ravagé la salle d’attente et les bureaux administratifs de la Régie des voies aériennes (RVA).
Selon des sources sur place, la vérification des passagers et le contrôle des bagages se déroulent désormais en plein air, dans un aéroport déjà limité en infrastructures.
Les mêmes sources indiquent que le feu serait parti de la cuisine d’un restaurant situé dans le bâtiment faisant office de salle d’attente. Construit entièrement en planches il y a une dizaine d’années, le bâtiment a brûlé très rapidement, facilitant la propagation des flammes et compliquant l’intervention des pompiers.
La MONUSCO est intervenue promptement en déployant ses véhicules anti‑incendie pour tenter de maîtriser les flammes.
Selon Abdourahamane Ganda, chef de bureau de la mission onusienne à Beni, les équipes de la MONUSCO ont travaillé en collaboration avec les services du gouvernement congolais pour empêcher la propagation du feu vers d’autres installations sensibles de l’aéroport.
Il s’est réjoui de la mobilisation de toutes les parties.
« Je salue la collaboration des FARDC, de la PNC et des autorités de l’aéroport. Nous avons pu maîtriser le feu et sauver ce qui pouvait l’être. Malheureusement, la nature du bâtiment en bois a fait qu’il ne reste rien, comme vous l’avez constaté. Mais il n’y a pas eu de perte en vies humaines, et c’est l’essentiel. Nous avons protégé les aéronefs et les dépôts de carburant ; c’est cela l’essentiel », a souligné Abdourahamane Ganda.






