Malgré une croissance économique soutenue de 6,7 % en 2024, portée par le secteur minier, la pauvreté reste une réalité quotidienne pour la majorité des Congolais.
Selon le rapport de l’Enquête sur les conditions de vie des ménages publié jeudi 12 février à Kinshasa par l’Institut national de la statistique (INS) près de 68 % de la population vit encore sous le seuil de pauvreté.
Ce document, le premier du genre depuis plus d’une décennie, dresse un état des lieux préoccupant du niveau de vie en République démocratique du Congo.
Une pauvreté généralisée, particulièrement en milieu rural
Concrètement, ce chiffre signifie que plus de 64 millions de Congolais vivent avec moins de 5 700 francs congolais par jour. Cette précarité affecte principalement :
Le milieu rural : où vivent sept pauvres sur dix.
Certaines provinces : notamment le Kasaï, le Kwilu et le Tanganyika, qui sont les plus durement touchées.
Le défi de la croissance inclusive
L’étude souligne également le phénomène des « travailleurs pauvres », particulièrement nombreux dans l’agriculture et le secteur informel, où un emploi ne garantit pas la sortie de la pauvreté.
Pour l’INS, ce rapport constitue une base de données essentielles pour orienter les politiques publiques. Il met en évidence la nécessité d’investir dans l’agriculture, l’éducation et la protection sociale pour transformer la croissance macroéconomique en un mieux-être réel pour les ménages.
L’enquête de l’INS a bénéficié de l’appui de la Banque mondiale.






