Coordonnateur national de l’organisation Les Écologistes RDC, Prince Kihangi souhaite que les forêts du Nord‑Kivu, comme celles du reste du pays, bénéficient d’une attention particulière de la partie des Congolais.
En marge de la Journée mondiale des forêts, célébrée le 21 mars de chaque année, cet acteur de la société civile du Nord‑Kivu appelle à une réflexion sérieuse sur la sécurité des forêts dans cette partie du pays en proie aux bruits des bottes.
Il est regrettable que des forêts de l’Est de la RDC soient occupées depuis des décennies par des groupes armés incontrôlés qui y exploitent les ressources sans respecter la moindre norme et sans rendre de comptes à qui ce soit.
Selon lui, il est impossible de protéger une forêt occupée par des hommes armés.
« Cela fait maintenant plus de 30 ans que la plupart de nos forêts sont occupées de manière irrégulière. Des gens s’organisent, partent vivre dans la forêt, s’y nourrissent et s’y enrichissent. Par exemple, des jeunes armés deviennent l’autorité de la forêt : ce sont eux qui délivrent des autorisations à ceux qui veulent couper du bois. Vous avez des marchés ici à Goma où la plupart de ces bois proviennent de l’intérieur, et la majorité de ces zones sont contrôlées par des jeunes qui n’ont aucun compte à rendre à la communauté. Dans ces conditions, ils font tout ce qu’ils veulent dans la forêt », a déploré Prince Kihangi.
Cette année, la Journée mondiale des forêts est célébrée sous le thème : « Les forêts et les économies ».
Un thème qui rappelle que les forêts ne sont pas seulement des sanctuaires de biodiversité à préserver, mais aussi de véritables moteurs de prospérité économique durable.






