Le président du Conseil interreligieux congolais (CIC) exprime ses inquiétudes face aux propositions de lois initiées par le député Meschak Mandefu sur la réforme du système électoral en RDC.
Réagissant ce vendredi 10 avril devant la presse à Kinshasa, l’archevêque Dodo Kamba s’est opposé à cette initiative parlementaire visant à mettre fin à l’exclusivité des confessions religieuses à la présidence de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).
Pour ce prélat, la gestion de la centrale électorale doit impérativement rester apolitique, afin d’éviter de nouvelles dérives dans le processus de désignation des animateurs des institutions politiques du pays.
« J’apprécie à leur juste valeur les initiatives innovantes proposées par l’honorable Meschak Mandefu autour des réformes de la loi organique de la CENI. Toutefois, j’aimerais apporter quelques éclairages. En 2011, cette question avait été soulevée par les acteurs politiques, qui avaient décidé de retirer cette responsabilité aux confessions religieuses pour la confier aux politiques. Nous avons alors vécu le chaos. C’est pourquoi, en 2013, il a été décidé de restituer cette mission aux composantes de la société civile », a rappelé Dodo Kamba.
L’archevêque a également souligné que les confessions religieuses militent pour la dépolitisation totale, l’autonomisation et l’indépendance de la CENI.
Selon lui, toucher à la question de la présidence de la Commission électorale nationale indépendante risquerait de fragiliser la crédibilité de cette institution d’appui à la démocratie déjà au centre de plusieurs critiques.
Suivez un extrait de sa déclaration.
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