La situation sécuritaire est restée critique jeudi 26 février dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu à la suite des combats entre l’AFC/M23 et les Wazalendo), alliés aux FARDC.
Le bilan provisoire fait état d’au moins quatre civils tués, de pillages de bétail et d’un nouvel exode des populations.
Depuis deux jours, une contre-offensive rebelle a plongé plusieurs localités dans la confusion.
Selon des sources locales, l’AFC/M23 tente de reprendre le terrain perdu la semaine dernière face aux avancées des groupes d’autodéfense.
Une contre-offensive rebelle sur plusieurs axes
Après avoir repris les villages de Kaniro, Kasenyi et Katobotobo mercredi dans le groupement de Kibabi 1er, les rebelles ont intensifié leur pression ce jeudi matin. Les affrontements se concentrent désormais sur des points stratégiques :
Axe Katoyi : Les combats font rage à Katovu, à seulement six kilomètres du chef-lieu du secteur de Katoyi, une zone qui avait été reconquise récemment par les Wazalendo du groupe PARECO.
Groupement Nyamaboko 1er : Des échanges de tirs nourris sont signalés à Mashaki, près de Kazinga.
Axe Mahanga : Les hostilités touchent également les villages de Kibande et Luke, provoquant une vive inquiétude au sein des communautés locales.
Civils tués, bergers exécutés et bétail pillé
Le coût humain de cette reprise des hostilités est déjà lourd. Mercredi, des déplacés fuyant Mahanga sont tombés dans une embuscade au niveau de Kishonja. Le bilan de cette attaque est tragique : trois bergers ont été tués et au moins 80 vaches ont été emportées par les assaillants.
En guise de représailles, des éléments de l’AFC/M23 auraient abattu un jeune homme dans le milieu et enlevé un autre, dont le sort reste inconnu à ce jour.
Une crise humanitaire qui s’aggrave
Ces nouveaux affrontements provoquent un déplacement massif des habitants. Des familles entières, transportant quelques effets personnels, fuient les zones de combats pour chercher refuge dans des zones jugées plus sûres, augmentant la pression sur les camps de déplacés déjà saturés autour de Goma et dans les localités voisines.
Les acteurs de la société civile locale appellent à une intervention urgente des forces régulières pour protéger les populations civiles prises en étau entre les belligérants et stopper les exécutions sommaires qui se multiplient dans la région.






