La question posée par Eugène Kabongo Ngoy résonne comme un signal fort dans un contexte où le football congolais traverse une période d’instabilité. Invité dans l’émission Parcours sur Top Congo FM, l’ancien international et actuel vice-président de la Commission de gestion de la Linafoot a mis en lumière un problème : le manque d’implication concrète de l’État dans l’organisation des compétitions nationales.
Kabongo Ngoy s’interroge ouvertement sur la politique sportive actuelle, estimant qu’elle accorde une attention disproportionnée à des partenariats extérieurs alors qu’au pays, les championnats fonctionnent dans des conditions précaires. Selon lui, l’absence d’un accompagnement financier structuré fragilise l’ensemble de l’écosystème, allant des clubs aux infrastructures.
Sur le terrain, la situation confirme ce constat. La saison en cours est marquée par des perturbations répétées, notamment des grèves d’agents publics du ministère des Sports qui ont entraîné le report ou l’annulation de quelques rencontres. Faute de moyens suffisants, les organisateurs peinent à garantir le bon déroulement des compétitions, tandis que les clubs se débattent avec des budgets instables et des déplacements coûteux.
Pour Kabongo Ngoy, la priorité devrait être claire : renforcer l’investissement national dans le sport local et assurer un financement durable des championnats, véritables vitrines du football congolais. Le message qu’il adresse est direct : sans une politique sportive cohérente, les compétitions continueront d’avancer à vue, au détriment des joueurs, des encadreurs et du développement du football en RDC.






