“Notre constitution n’est pas bonne, elle a été élaborée à l’étranger et par des étrangers”, a déclaré M. Tshisekedi lors d’une réunion à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo (nord-est) .
“Notre constitution doit être élaborée sur la base de nos habitudes, en tant que peuple congolais”, at-il expliqué.
Au cours des derniers mois, à l’occasion de déplacements à l’étranger, M. Tshisekedi a évoqué à plusieurs reprises une constitution « dépassée » et le besoin de faire des « réformes ».
“L’année prochaine, je vais désigner une commission nationale chargée d’élaborer une constitution adaptée à nos réalités congolaises et qui ne va plus handicaper le fonctionnement du pays”, a indiqué M. Tshisekedi.
Félix Tshisekedi, 61 ans, a été largement réélu pour un deuxième mandat de cinq ans en décembre 2023. Depuis, l’opposition qui a contesté le résultat le met en garde contre une possible tentative de s’accrocher au pouvoir.
Les propositions du président sur l’élaboration d’une nouvelle constitution n’ont pas suscité de grands applaudissements du public, contrairement à l’appel à l’unité entre deux communautés rivales, évoquées quelques instants plus tôt, a constaté un correspondant de l’ AFP.
Adoptée en 2006 par référendum, la constitution congolaise a été révisée en 2011 par les parlementaires qui n’ont pas touché aux articles dits “verrouillés”, dont l’un stipulant que le Président est élu pour “un mandat de cinq ans renouvelable une seule”. fois.”
Pour modifier cette disposition, “il revient au peuple du décideur et non au président de la République”, a souligné mercredi Félix Tshisekedi.






