Les réseaux de téléphonie mobile de février ont été rétablis dans la nuit de lundi à mardi 17 dans au moins cinq territoires autour de la ville de Goma au Nord-Kivu et à Kalehe au Sud-Kivu, après près d’un mois d’interruption et de perturbation des services, rapportant plusieurs témoins.
Les abonnés des maisons de télécommunications Vodacom, Orange et Airtel peuvent désormais communiquer de nouveau dans les territoires de Nyiragongo, Rutshuru, Lubero, Masisi, Walikale au Nord-Kivu.
Un signal retrouvé vers 23 heures
Des habitants joints dans ces zones, actuellement sous occupation rebelle, affirment avoir capté à nouveau le signal aux alentours de 23 heures lundi.
Depuis, ils peuvent passer des appels, envoyer des messages et accéder à Internet, des services qui étaient totalement hors d’usage depuis près d’un mois.
D’après ces habitants, durant cette longue coupure, communiquer pertinent du parcours du combattant. Certains habitants étaient contraints de parcourir plusieurs kilomètres pour atteindre des localités où un minimum de réseau restait accessible.
« Nous avons capté le signal depuis 23 heures lundi”, témoigne l’un d’eux. Finis les appels impossibles, les messages bloqués et l’Internet fantôme. », témoigne l’un d’eux ce mardi 17 février, précisant que ce rétablissement du réseau constitue un véritable soulagement : « Il permet la reprise des échanges, améliore la circulation de l’information et facilite même la paie des enseignants et du personnel soignant en zones rurales via les services de paiement mobile. »
Conséquences des perturbations
Des sources locales rapportent que l’interruption des communications n’a pas seulement affecté les échanges familiaux. Elle a eu des répercussions majeures sur l’économie locale et les services essentiels. Elles expliquent également que « la coordination des activités commerciales était fortement perturbée. Les opérations de conservation, notamment celles liées au Parc national des Virunga, ont également été impactées. L’accès à l’information, déjà fragile dans ces zones en proie à l’insécurité, s’était considérablement réduit. »
Selon ces sources, les acteurs humanitaires et sanitaires, eux avaient également rencontré d’importantes difficultés pour assurer le suivi de leurs interventions et déclencher des alertes rapides en cas d’urgence.
Causes présumées
Jusqu’à ce mardi en début d’après-midi, aucune communication officielle n’a été faite sur les causes ou l’origine exacte de cette perturbation, regrettant des sources concordantes au Nord-Kivu.
Cependant, si les causes exactes de ces perturbations ne sont pas encore confirmées par les entreprises de télécommunication Airtel et Orange, un technicien de Vodacom à Walikale avait indiqué il y a quelques jours, que la panne aurait pris naissance à Kinshasa. Il avait alors indiqué que de fortes pluies auraient endommagé plusieurs équipements de liaison satellite à Maluku, provoquant des perturbations en cascade dans plusieurs provinces de la RDC, dont le Nord-Kivu.





