Le transport en commun a repris timidement ce mardi 17 mars dans la capitale congolaise, après une journée de chaos lundi, consécutive à l’arrêt de travail déclenché par les conducteurs de taxis et taxi‑bus.
Plusieurs personnes sont restées bloquées aux arrêts de bus, faute de véhicules disponibles. Quelques chauffeurs ayant repris le service en ont profité pour revoir à la hausse le prix du transport, aggravant la frustration des usagers.
Le poids de la grève se fait encore sentir ce mardi : à peine quelques bus et taxi‑bus ont été aperçus sur les principales artères de Kinshasa. Face à une forte demande, plusieurs conducteurs ont majoré le prix de la course, témoignent des habitants interrogés.
Des scènes de violence ont même été signalées dans la matinée, notamment à l’arrêt Abattoir dans la commune de Masina et au rond‑point Ngaba, où des altercations ont éclaté entre usagers et chauffeurs qui augmentaient les tarifs.
La population kinoise appelle les autorités compétentes à prendre des mesures pour rétablir une situation normale.
Pour rappel, les conducteurs de taxis et taxi‑bus avaient été invités, lundi 16 mars dans la soirée, à reprendre leurs activités dès ce mardi 17 mars. La décision avait été annoncée à la suite des échanges entre le ministre provincial des Transports et de la Mobilité urbaine, Jésus‑Noel Sheke, et les associations de chauffeurs.



