Le gouvernement provincial du Kasaï-Oriental a annoncé, mardi 24 février, la rupture du contrat liant l’Office des routes à l’entreprise JMC (Jhonny Matala Company). Cette société était chargée de la réhabilitation et de la modernisation de plusieurs axes routiers stratégiques dans la province.
La décision a été officialisée à Mbuji-Mayi lors du compte rendu du conseil des ministres provinciaux, présenté par Pascal Ernest Ilunga, porte-parole du gouvernement provincial.
Travaux jugés insuffisants
Le contrat portait spécifiquement sur des travaux de grande envergure, notamment sur le corridor Katende–Lac Mukamba, situé sur la Route nationale n°1 (RN1). L’entreprise JMC avait pour mission d’élargir la chaussée et d’assurer sa modernisation pour faciliter le trafic entre les différentes localités.
Cependant, la qualité de l’exécution a été vivement remise en question. Cette rupture de contrat intervient après une série de critiques récurrentes :
Dénonciations locales : les habitants du territoire de Kabeya-Kamuanga ont, à plusieurs reprises, alerté sur la précarité des travaux.
Problèmes de mobilité : les interventions de JMC ont été jugées insuffisantes pour désenclaver efficacement la région et répondre aux attentes des usagers.
Alternatives aux Vers de nouvelles
Malgré cette résiliation, les autorités provinciales se veulent rassurantes quant à la poursuite du projet de réhabilitation. Selon Marcus Okiita, directeur provincial de l’Office des routes, l’arrêt des travaux avec JMC ne signifie pas l’abandon du chantier.
Trois autres partenaires du gouvernement auraient déjà mené des études techniques sur cet axe routier. Ces études préalables devraient permettre de désigner rapidement un nouveau prestataire pour reprendre le flambeau et garantir des infrastructures durables pour la province.
Le désenclavement du Kasaï-Oriental reste une priorité majeure pour le gouvernement provincial, alors que l’état de la RN1 demeure un enjeu économique crucial pour le ravitaillement de la ville de Mbuji-Mayi.






