Les combattants de l’AFC/M23 avec probablement des troupes de l’armée rwandaise qui ont quitté, la nuit de lundi à mardi 24 mars, plusieurs villages qu’ils occupaient depuis plus d’un an, au territoire de Lubero(Nord-Kivu), sont actuellement regroupés dans les agglomérations d’Alimbongo, Kirumba et Kanyabayonga, rapportent des sources concordantes, ce jeudi 26 mars.
Ce retrait confirmé par le gouverneur de la province du Nord-Kivu, suscite à la fois espoir et interrogations parmi les populations locales. Pour plusieurs sources, l’évolution de la situation reste tout de même floue.
Un retrait visible dans plusieurs localités
Selon des sources locales, ce retrait concerne plusieurs villages situés au sud et à l’est de Lubero-centre, chef-lieu du territoire.
Dans la zone de Kamandi Lac, des mouvements logistiques ont également été signalés, notamment l’évacuation de matériels militaires par voie lacustre vers Vitshumbi, dans le territoire voisin de Rutshuru.
D’après des sources sécuritaires, ce retrait concernerait principalement des troupes de l’armée rwandaise, accusées d’appuyer l’AFC/M23 dans cette région. Ces mêmes sources évoquent la possibilité d’un retrait progressif d’autres forces étrangères, notamment l’armée ougandaise (UPDF), déployée depuis plus d’un an dans une zone tampon entre Katondi et Lubero-centre.
Entre espoir de paix et inquiétude de la population : les autorités appellent au calme
Contacté ce jeudi 26 mars par Radio Okapi, le gouverneur du Nord-Kivu, Evariste Kakule Somo, affirme avoir constaté un retrait effectif des troupes rwandaises dans cette zone du territoire congolais.
Il appelle la population au calme, précisant que ce mouvement s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des accords de paix, notamment ceux issus du processus de Washington.
Malgré ces développements, la situation sécuritaire reste fragile. Le gouverneur souligne que les opérations militaires se dérouleront contre les rebelles des ADF, à travers des actions conjointes entre les Forces armées de la RDC et l’armée ougandaise.
Ce retrait, s’il se confirme dans la durée, pourrait marquer une étape importante vers une désescalade dans cette partie du Nord-Kivu. Mais pour les habitants de Lubero, l’incertitude demeure quant à la stabilité réelle de la région.






