Les réseaux sociaux se sont réveillés sous le choc, relayant à la vitesse de l’éclair une triste nouvelle : le décès en France de Roberto Ekokota, figure de proue de l’animation du mythique groupe Wenge Musica BCBG 4×4 Tout-Terrain. Après vérification de l’information, il s’avère que cette alerte est, jusqu’à preuve du contraire, une rumeur infondée.
Dans notre ère du tout-numérique, les fausses nouvelles voyagent souvent plus vite que la vérité. La diaspora et les mélomanes du continent ont retenu leur souffle à l’annonce de la disparition de celui qui a fait danser toute une génération. Toutefois, les proches de l’artiste et les canaux médiatiques officiels n’ont émis aucun communiqué confirmant ce deuil. Cet emballement de la toile offre néanmoins une belle occasion de se replonger dans le parcours de ce géant de la musique congolaise, dont le nom suffit à réveiller la nostalgie des années de gloire du style Ndombolo.
L’âme bouillonnante de Wenge Musica 4×4
Né pour enflammer les foules, Roberto Ekokota a inscrit son nom en lettres d’or dans l’histoire culturelle de la RDC. Dans les années 1990, alors que Wenge Musica BCBG 4×4 Tout-Terrain s’impose comme la formation musicale la plus redoutable d’Afrique centrale, Ekokota en devient le « motomoteur », l’atalaku incontournable.
Aux côtés de figures emblématiques telles que JB Mpiana, Werrason, Alain Makaba et Didier Masela, Roberto ne se contentait pas de faire des dédicaces (les fameux mabanga). Il créait de véritables hymnes à la danse. C’est à lui que l’on doit des cris d’animation intemporels, parfaitement synchronisés avec les frappes tonitruantes Maradona puis de Titina Alcapone à la batterie. Son énergie contagieuse, sa gestuelle athlétique et sa voix rocailleuse ont défini l’identité scénique du groupe.
Le maître incontesté de l’ambiance
Roberto Ekokota a su élever le rôle de l’atalaku. Là où l’animation n’était autrefois qu’un simple accompagnement, il en a fait un art central et indispensable du spectacle.
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