Depuis le lundi 16 février, les territoires de Sakania, Pweto et Kasenga, ainsi que la commune frontale de Mokambo, dans le Haut-Katanga, sont privés d’électricité depuis le lundi 18 février. La société nationale zambienne d’électricité, (ZESCO), qui alimente ces zones de la RDC, a interrompu la fourniture d’énergie en raison d’une lourde insolvabilité de la Société nationale d’Électricité (SNEL) et de l’expiration du contrat liant les deux entités.
Cette situation plonge des milliers de ménages dans l’obscurité et suscite de vives inquiétudes au sein de la population locale, habituée à dépendre du réseau électrique zambien.
Un contrat expiré depuis 2018
Selon les informations recueillies auprès de certaines sources, la rupture n’est pas fortuite. Dans une correspondance datée du 5 février dernier, la ZESCO avait déjà alerté la SNEL sur deux points :
Arriérés de paiement : Le non-paiement répété des factures d’électricité par la partie congolaise, Cadre juridique inexistant : Le contrat de fourniture d’énergie à pris fin en décembre 2018 et n’a, depuis lors, jamais été renouvelé.
Un ultimatum de sept jours avait alors été lancé par la Zambie avant l’exécution de la coupure, intervenue ce lundi à 18 heures.
Crainte d’une escalade de la criminalité
La société civile de Sakania tire la sonnette d’alarme. Pour Jean Olondo, son coordonnateur, l’absence d’éclairage public est une porte ouverte à l’insécurité urbaine.
« Nous connaissons déjà beaucoup d’insécurité. Pendant la nuit, les maisons sont visitées par des délinquants. Maintenant que nous sommes plongés dans le noir, l’insécurité va galoper. Nous exigeons une solution rapide », at-il plaidé.
Les habitants redoutent que les « hommes inconnus » qui opèrent dans la zone profitant de l’obscurité pour intensifier les cambriolages et les agressions.
La SNEL promet un rétablissement « incessant »
Face à cette crise, la direction régionale de la SNEL tente de rassurer. Ralph Mbayo, directeur régional Sud, a affirmé que des démarches sont en cours pour régulariser la situation avec le partenaire zambien. Il assure aux populations des zones concernées que le courant sera rétabli « incessamment », sans toutefois donner de date précise.





