Le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, s’insurge contre les incarcérations sans procès en République démocratique du Congo. Dans un communiqué parvenu vendredi 16 janvier 2026 à Radio Okapi, il réagit particulièrement au cas d’Ilemo Mosengo, un conducteur de taxi-moto détenu depuis près d’un an sans avoir été jugé.
L’affaire a pris une ampleur nationale après la diffusion d’une vidéo, devenue virale, montrant le motard au visage amaigri. Ce dossier relance le débat sur les arrestations liées à des faits bénins et la problématique des détentions prolongées qui saturent les prisons congolaises.
« La liberté est la règle, la détention l’exception »
S’appuyant sur la Constitution et les instruments juridiques internationaux ratifiés par la RDC, le ministre Samuel Mbemba rappelle un principe fondamental du droit pénal : « La liberté est la règle préventive, la détention l’exception ».
Selon lui, toute atteinte à ce principe constitue une violation grave des droits et libertés fondamentaux. Le Gouvernement Suminwa, par la voix de son ministre des Droits humains, réaffirme sa volonté de protéger les citoyens contre les abus de procédure.
Un appel à la vigilance
Face à cette situation, le ministère des Droits humains exhorte les autorités judiciaires à un respect strict de la présomption d’innocence. Ce principe implique que, sauf exceptions légales, toute personne poursuivie doit rester libre pendant la procédure.
Ce dossier remet en lumière le sort de nombreux « prisonniers oubliés » en RDC, privés de leur liberté pendant des mois, voire des années, sans jamais avoir accès à un juge.






