Associer le nom d’Alphonse Ngoy Kasanji à celui de Sanga Balende suffit toujours à réveiller les plus beaux souvenirs du passé récent des Anges et Saints. Ancien président du club de Mbuji-Mayi, Ngoy Kasanji reste lié à la période la plus faste de l’histoire moderne de l’équipe.
Durant près de neuf années à la tête du club, le surnommé Ngokas avait hissé Sanga Balende sur la scène continentale, avec des participations aux compétitions interclubs de la CAF en 2014 et 2015. Une époque où le club comptait réellement dans les négociations pour les places africaines.
Depuis son départ, le déclin est manifeste. Sanga Balende a progressivement perdu son influence et s’est retrouvé relégué dans les profondeurs du classement national. Cette saison en est une illustration cruelle : plus d’éclat sur la tunique rouge et or, seulement du sang et des blessures sportives.
Face à ce naufrage, Ngoy Kasanji est sorti de son silence. « Ça fait très mal de voir cette équipe. Nous avions de grandes ambitions qui se sont arrêtées à cause de la politique. Je crois que le temps est toujours là pour mieux faire », a-t-il déclaré au micro de notre consœur Florence Zaina depuis le Maroc.
Le club traverse l’une des pires crises de la dernière décennie. Impayés, déguerpissements, forfaits à répétition, autant de maux qui font de cette saison l’une des plus sombres de Sanga Balende depuis dix ans. Dans ce contexte, le message de Ngokas sonne comme un signal voire une porte entrouverte vers un retour.






