Seuls 35 % des enfants ont été enregistrés à l’état civil au cours des cinq dernières années dans la province du Kasaï-Oriental.
Ce chiffre a été communiqué jeudi 9 avril à Mbuji-Mayi par le réseau La Voix des Oubliés, appuyé par l’ONG Save the Children, lors d’un atelier consacré au suivi des engagements pour l’accès gratuit aux actes de naissance au bureau de l’état civil.
Selon les animateurs de ce réseau, ce faible taux d’enregistrement s’explique en grande partie par l’absence de registres d’enregistrement dans plusieurs zones urbaines de la province.
Face à ce constat, le gouverneur du Kasaï-Oriental, Jean-Paul Mbuebue, a appelé les parents et tous les acteurs engagés dans la protection de l’enfant à respecter les droits fondamentaux des plus jeunes.
« Le taux d’enregistrement des naissances reste précaire au Kasaï-Oriental. Selon l’enquête mixte ERS 2017–2018, seuls 35 % des enfants disposent d’un acte de naissance. Pourtant, l’enregistrement à l’état civil est un droit fondamental pour chaque enfant », a-t-il souligné.
Le gouverneur a exhorté les parents à assurer la discipline familiale en enregistrant exclusivement leurs enfants à l’état civil.
Il a également insisté sur le rôle de l’État, qui doit veiller au respect de ce droit dans les établissements scolaires, les institutions publiques et les structures privées agréées.
Conformément à la loi n° 09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant, tout enfant doit être enregistré à l’état civil dans les 90 jours suivant sa naissance, et cette procédure est entièrement gratuite.






