Six personnes ont été tuées, neuf autres blessées et une dizaine kidnappée en cinq jours dans le territoire de Nyiragongo, au Nord-Kivu.
Les organisations locales de la société civile attribuent ces incidents à la recrudescence du banditisme dans cette entité voisine de la ville de Goma.
Elles évoquent également plusieurs cas de cambriolages enregistrés durant la même période, dans cette zone actuellement sous administration du mouvement rebelle AFC/M23.
Selon ces acteurs locaux, la première attaque est survenue dans la nuit du 5 au 6 février à Kilimanyoka, dans le groupement Kibati, où des hommes armés non identifiés ont tué au moins deux personnes, blessé trois autres, avant d’emporter une moto appartenant à un civil.
Dans la nuit du 6 au 7 février, une nouvelle incursion a été signalée dans le village de Katwa, dans le groupement Rusayu, où cinq personnes ont été enlevées et une autre tuée à l’arme blanche.
Le dernier incident est intervenu dans la nuit du lundi au mardi 10 février, au village de Kaguri, dans le groupement de Kibati.
Cette attaque a causé la mort de trois personnes, fait six blessés et six kidnappés, et s’est soldée par le cambriolage d’au moins trois boutiques par des hommes armés.
Ces sources affirment qu’au moins deux de ces attaques ont été menées par des individus portant des tenues militaires.
Elles dénoncent la montée de l’insécurité et des actes de banditisme qui mettent en danger les civils dans cette zone riveraine de Goma, sous contrôle de la rébellion AFC/M23.






