Les échanges commerciaux sur la route nationale numéro 5 (RN5), axe vital du territoire de Fizi, au Sud-Kivu, sont à l’arrêt depuis plusieurs mois. L’insécurité due au conflit armé et délabrement avancé du tronçon : deux fléaux qui isolent la région et bloquent un corridor clé vers le Tanganyika, le Maniema et quatre pays voisins, selon l’administrateur du territoire de Fizi, Samy Kalonji Badibanga.
Un corridor stratégique aujourd’hui impraticable
Cette route nationale relie Fizi à Kalemie, Kabambare, Salamabila et ouvre sur la Zambie, la Tanzanie, le Burundi et le Mozambique.
« La RN5 constitue pour nous Fizi un poumon économique », martèle l’autorité territoriale.
« La période de guerre a paralysé les activités sur ce tronçon, abandonnées à son triste sort », dénonce M. Badibanga, notant que le délabrement extrême empêche tout trafic, asphyxiant le commerce local et régional.
Un plaidoyer prévu au Gouvernement
Face à cette paralysie, l’administrateur de Fizi affirme avoir multiplié les démarches auprès des autorités provinciales et nationales.
« Nous avons fait plusieurs plaidoyers pour que cette route soit réhabilitée. Nous avons écrit au ministre national des Infrastructures pour qu’il puisse apporter une attention particulière sur ce tronçon », insiste Samy Kalonji Badibanga.
Pour lui, la réhabilitation de la RN5 ne relève pas d’un simple projet d’infrastructure, mais d’une urgence économique et sécuritaire. La relance des activités commerciales, la fluidité des échanges interprovinciaux et la consolidation des liens avec les pays limitrophes en dépendants.






