Des habitants de Chishadu, qui avaient fui les combats entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les rebelles de l’AFC-M23, retournèrent progressivement dans ce village situé à la limite entre le territoire de Kabare et celui de Walungu (Walungu). Ce retour s’accompagne de risques importants pour leur bien-être sanitaire, ont compté beaucoup d’entre eux samedi 11 octobre.
Depuis jeudi dernier, des hommes et des femmes ayant trouvé refuge, pour certains dans la brousse et pour d’autres dans les villages de Chololo, Ihembe, Kahamba, Lukoma, Ninja, commencent à regagner leurs habitations en petits groupes.
À leur retour, ils découvrent un environnement marqué par les violences. Commerces et structures sanitaires portent encore les stigmates des affrontements.
Les centres de santé pilules peinent à accueillir les patients : lits, matelas et matériel de petite chirurgie ont été emportés. Les femmes enceintes, les personnes souffrant de diarrhée ou d’anémie rencontrent de grandes difficultés pour accéder aux soins. L’accès aux médicaments dans la région est devenu un luxe, confient les acteurs sociaux locaux.
Face à cette situation préoccupante, ces acteurs lancent un appel urgent aux organisations humanitaires afin qu’elles interviennent en soutien à cette population vulnérable.
Les combats signalés le week-end dernier entre les FARDC et l’AFC-M23 avaient été accompagnés de scènes de pillages dans les zones comme Chishadu, Chulwe, Mwegerera, Lubuhu, Ikambi et Luhago.






