Le climat social s’apaise à Kinshasa après deux jours de fortes tensions. L’intersyndicale des travailleurs du secteur du commerce a annoncé, mercredi 25 mars, la suspension de son mouvement de grève, notamment dans les magasins des Indo-Pakistanais. Cette décision fait suite à des avancées majeures obtenues auprès du gouvernement et de certains employeurs concernant l’application du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG).
La grève, qui avait paralysé une partie des activités commerciales de la capitale, prend fin après la signature de protocoles d’accord. Les syndicats ont toutefois prévenu que cette suspension reste conditionnée au respect des engagements pris.
Contrôle des employeurs récalcitrants
L’un des points clés ayant permis ce déblocage est l’implication directe du ministère du Travail. Une équipe d’inspection a été mandatée pour contrôler les entreprises qui refusent toujours d’appliquer la nouvelle grille salariale.
« L’inspection a dit qu’elle va contrôler. Nous allons leur donner la liste des entreprises récalcitrantes, notamment des employeurs chinois et indiens qui ne veulent pas payer », a prévenu un représentant syndical.
Les syndicats exigeant que des amendes soient infligées aux contrevenants et demandent la fin de la sous-traitance, qualifiée de « job noir ».
Engagement sur le SMIG dès la fin du mois
Parallèlement aux mesures de contrôle, l’intersyndicale salue la « bonne foi » de plusieurs employeurs qui ont accepté volontairement d’appliquer le SMIG. Ces derniers se sont engagés par écrit à verser les salaires ajustés dès la fin de ce mois de mars.
Une vigilance exercée
Malgré la reprise du travail, les délégués syndicaux restent prudents. Ils rappellent que le SMIG est un droit acté par un décret du Premier ministre et que la situation sera réévaluée en fonction des résultats des contrôles sur le terrain. Si les promesses ne sont pas tenues, l’intersyndicale menace de relancer le mouvement de contestation.





