La situation sécuritaire reste extrêmement tendue ce samedi 21 février dans une large zone du secteur de Katoyi et de la chefferie des Bahunde, au sud du territoire de Masisi (Nord-Kivu). Depuis près de quatre jours, cette région est le théâtre d’intenses combats qui ont encore résonné jusque tard dans la soirée de vendredi.
Selon plusieurs sources locales, les miliciens Wazalendo, alliés aux FARDC, auraient réussi à repousser les offensives menées par les rebelles de l’AFC/M23 et à reprendre plusieurs localités précédemment occupées par la rébellion.
Des témoins rapportent que, de 5 h du matin à 18 h, vendredi, des détonations d’armes lourdes et légères ont été entendues dans plusieurs villages du groupement Ufamandu 1er, dans la chefferie des Bahunde.
Les affrontements opposaient une coalition de groupes Mai-Mai Lamuka et Raia Mutomboki, dirigée par Noah Maachano, aux combattants de l’AFC/M23.
À l’issue de ces combats, les villages de Miruta, Ngololo, Kanyatsi, Samaria et Mushebere auraient été représailles par les Wazalendo.
Reprise du secteur de Katoyi et de Nkokwe par d’autres groupes Wazalendo
Parallèlement, d’autres sources affirment que des miliciens Wazalendo PARECO, sous la direction notamment de Mutayomba et Kigingi, ont eux aussi reconquis plusieurs localités supplémentaires.
Parmi elles :
le chef-lieu du secteur de Katoyi le village de Nkokwe, dans le groupement voisin de Kibabi (chefferie des Bahunde).
Selon les mêmes sources, ces miliciens seraient entrés dans ces entités vers 10 h, vendredi.
Un cycle de violences qui se poursuit malgré l’appel au cessez-le-feu
Cette zone du territoire de Masisi est secouée depuis plusieurs mois par des affrontements récurrents entre l’AFC/M23 et diverses milices Wazalendo, malgré l’appel au cessez-le-feu lancé récemment par l’Angola, censé entrer en vigueur le 18 février.
Sur le terrain, les combats se poursuivent, et les populations vivent au rythme de l’incertitude et des déplacements forcés.
Des habitants commencent à rentrer, mais la situation reste instable. Selon des sources de la société civile locale, plusieurs habitants ayant fui vers la brousse ou vers des villages voisins ont commencé, dès vendredi soir, à regagner leurs habitations. Cependant, ces organisations préviennent : la situation demeure très volatile et pourrait évoluer à tout moment.
Les acteurs locaux appellent à un engagement diplomatique renforcé pour empêcher de nouvelles escalades de violence dans cette zone stratégique du Nord-Kivu.






