Le centre de négoce de Niania, situé à près de 360 kilomètres de Bunia (Ituri), a retrouvé un calme relatif samedi 4 avril 2026 après-midi, après une vive tension enregistrée quelques heures plus tôt. À l’origine, se trouve la rumeur d’arrestation par la police d’un cadre présumé des rebelles des ADF, dans un contexte déjà marqué par une vive émotion après l’arrivée des corps des victimes des massacres de Bafwakoa.
Tout est parti d’une rumeur de l’arrestation d’un responsable des ADF. Elle s’est répandue rapidement à travers la cité de Niania, comme une traînée de poudre.
Une fausse alerte
Très vite, des habitants se dirigent vers le bureau de la police, soupçonnant la présence du suspect sur place. Cependant, selon plusieurs sources, il s’agit d’une fausse alerte. Une précision qui ne suffit pas à calmer la foule.
En colère, certains manifestants s’en prennent aux installations de la police, brisant les vitres à coups de pierres. Pour disperser les manifestants, les forces de l’ordre procèdent à des tirs de sommation.
Dans la confusion, un manifestant est atteint par balle et succombe à ses blessures. Trois autres personnes sont blessées, selon des témoins.
Parallèlement, un homme soupçonné d’appartenir au même groupe rebelle est pris à parti par des habitants. Il est violemment lynché.
Appels au calme
Face à cette montée de tensions, un mouvement de panique s’observe dans la cité. Plusieurs habitants préfèrent quitter la zone, en prenant la direction de Kisangani, Isiro, Butembo, Mambasa ou encore Bunia.
Pour tenter de ramener le calme, les autorités coutumières, les responsables politico-administratifs, les dirigeants communautaires et les acteurs de la société civile multiplient les appels à l’apaisement. Ils invitent la population à éviter les rumeurs et à faire confiance aux forces de défense et de sécurité, dont les effectifs ont été renforcés dans la zone.






