Le ministre national des Mines, Louis Watum Kabamba, a exprimé jeudi 5 mars sa vive consternation à la suite de l’éboulement meurtrier survenu sur le site minier de Rubaya, dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu). Tout en présentant ses condoléances aux familles des victimes, il pointe du doigt la négligence des normes sécuritaires sur ce site.
Le drame, qui a coûté la vie à plusieurs compatriotes, suscite une vague d’indignation au sein de l’exécutif national. Pour le ministre des Mines, cette catastrophe est le résultat d’un relâchement manifeste dans l’application des règles de sécurité les plus élémentaires.
La sécurité sacrifiée
Louis Watum Kabamba regrette que les activités d’extraction se soient poursuivies au mépris des risques géologiques et techniques. Il souligne que la vie humaine a été mise en péril dans une zone où l’encadrement des creuseurs artisanaux fait cruellement défaut.
« C’est avec consternation que j’ai appris cette tragédie. Tout en présentant mes condoléances aux familles, je regrette que les règles élémentaires de sécurité aient été négligées dans cette mine », a déclaré le ministre.
La paix, préalable à une gestion responsable
Au-delà de l’aspect technique, le ministre des Mines assure la sécurité des travailleurs à la situation globale sécuritaire de la province du Nord-Kivu. Selon lui, l’instabilité dans la région complique l’accès aux sites et empêche les services spécialisés de l’État d’exercer un contrôle rigoureux.
Louis Watum Kabamba appelle au rétablissement rapide de la paix. Ce retour à la stabilité est, selon lui, la condition sine qua non pour que le Gouvernement puisse :
Reprendre le contrôle total du site de Rubaya ; Gérer l’exploitation avec responsabilité ; Assurer la protection des exploitants artisanaux.
Un secteur en quête de réformes
Cette réaction intervient alors que le pays cherche à assainir sa chaîne d’approvisionnement en minéraux. La RDC ambitionne de faire de ses minéraux un levier de développement durable, un objectif qui nécessite une autorité de l’État restaurée sur l’ensemble des zones d’extraction.
En attendant, les opérations de recherche se poursuivent à Rubaya, alors que les activités sur le site de Gasasa restent suspendues. La décision fait suite à l’éboulement, d’il ya deux jours, qui a occasionné plus de deux cents morts, selon le bilan annoncé provisoirement par les autorités locales.
Le drame n’a pas seulement emporté des creuseurs artisanaux surpris dans les galeries souterraines, mais aussi de nombreux petits commerçants qui s’étaient installés sur le site pour vendre de la nourriture et des fournitures.





