Trente Officiers de police judiciaire (OPJ), issus du commissariat provincial de la police, ont clôturé vendredi 30 janvier à Beni, chef-lieu provisoire de la province du Nord-Kivu une formation axée sur la lutte contre la corruption et les antivaleurs.
Cette formation de trois mois s’inscrit dans le cadre des mécanismes visant à maîtriser la réglementation en matière de répression et de justice. Elle répond à un besoin exprimé par la province : disposer d’OPJ qualifiés, capable d’assurer le bon fonctionnement de la chaîne pénale dès la phase pré-juridictionnelle.
Président de la cérémonie, le gouverneur du Nord-Kivu a insisté sur la nécessité pour ces nouveaux officiers de faire de la lutte contre l’ingérence, le trafic d’influence, les amendes exorbitantes, la corruption et toutes les autres antivaleurs, un véritable cheval de bataille.
« Imaginez un instant une police faible : que deviendra notre pays ? Bannissez toute forme d’ingérence et de trafic d’influence, car c’est le mal qui a toujours rongé et affaiblit notre police », a déclaré le gouverneur militaire Evariste Kakule Somo.
Il a rappelé aux policiers formés que la population attend d’eux la fin des pratiques telles que les arrestations arbitraires, le fameux makolo ya soldat, les frais illégaux pour l’ouverture d’une plainte ou encore les amendes exorbitantes.
Le général Evariste Kakule Somo a encouragé les OPJ fraîchement formés à lutter contre la corruption, l’injustice et le tribalisme afin de restaurer la confiance entre les services de l’État et la population du Nord-Kivu.
Cette formation de trois mois a retenu de l’expertise du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH).
Débuté le 30 octobre 2025, le programme a été financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’organisation suisse Coginta.






