Le Bureau de l’assemblée provinciale de Tshopo a donné, vendredi 6 mars, son feu vert au procureur général près la Cour de cassation pour enquêter sur le gouverneur Paulin Lendongolia Lebabonga. Le verrou institutionnel est désormais levé : la justice peut ouvrir une instruction judiciaire.
Sur les cinq membres que compte le Bureau de l’assemblée provinciale, trois étaient présents, et tous ont voté en faveur de l’activation du réquisitoire introduit par la justice.
Il ne s’agit pas encore d’un procès, avertit le président de l’organe délibérant, Dr Matheus Kanga Londimo, mais d’une étape technique décisive.
Grâce à ce feu vert, les magistrats disposent désormais de toute latitude pour :
- analyser les dossiers,
- enquêter,
- auditionner les personnes concernées,
- et établir un éventuel faisceau d’infractions.
Malgré cette avancée judiciaire, le président de l’assemblée provinciale appelle à la prudence : le gouverneur Paulin Lendongolia reste couvert par la présomption d’innocence et aura toute liberté de présenter ses moyens de défense devant les autorités judiciaires.
Quelle suite pour cette affaire ?
La balle est désormais dans le camp du parquet. Deux scénarios s’ouvrent :
- Les preuves sont insuffisantes, alors l’enquête pourrait être classée.
- Les preuves sont jugées solides, dans ce cas le procureur général devra revenir devant les députés provinciaux pour solliciter une autorisation formelle de poursuites, étape indispensable avant toute action judiciaire contre un gouverneur en fonction.
En attendant, l’enquête ne fait que commencer, et l’avenir judiciaire du gouverneur Paulin Lendongolia demeure suspendu aux investigations en cours.






