Après plusieurs mois de tensions politiques au sommet de la province de la Tshopo, une problématique semble enfin se dessiner. Réunis à Kinshasa du 8 au 12 mars, le gouverneur Paulin Lendogolia et le président de l’Assemblée provinciale Mattheus Kanga ont scellé leur réconciliation, mettant ainsi fin à une crise institutionnelle qui paralysait la province.
La rencontre, qualifiée de « forum de la concorde », s’est tenue à l’initiative du ministre des Finances, Doudou Fwamba et a rassemblé plusieurs figures de l’élite politique de la Tshopo. Pendant quatre jours, les participants ont examiné les causes profondes des tensions qui opposaient les deux institutions provinciales.
Des mois de bras de fer institutionnel
La crise entre l’exécutif provincial et l’Assemblée provinciale avait pris une ampleur particulière ces derniers mois, marquée notamment par des procédures d’échéance croisées et des accusations politiques.
Selon les participants au forum, ces querelles internes ont gravement affecté le fonctionnement des institutions et ralenti les projets de développement dans la province.
Le constat dressé à Kinshasa est clair : les rivalités politiques ont fini par pénaliser la population, alors que la Tshopo fait face à d’importants défis économiques et sociaux.
Un accord pour restaurer l’harmonie institutionnelle
Au terme des discussions, les deux parties ont signé un acte d’engagement historique visant à restaurer un climat de collaboration entre les institutions provinciales.
L’accord prévoit notamment un mécanisme de résolution des conflits en trois étapes :
Un dialogue direct entre le Bureau de l’Assemblée provinciale, le gouverneur et son vice-gouverneur en cas de différend ; Un arbitrage national, assuré par les élus et ministres originaires de la Tshopo si le blocage persiste ; Une période d’observation, destinée à évaluer la solidité du nouveau climat de confiance.
Ce dispositif vise à prévenir toute nouvelle crise institutionnelle et à garantir un fonctionnement plus harmonieux des institutions provinciales.
Relancer le développement de la province
En établissant la cohésion institutionnelle au-dessus des rivalités politiques, les dirigeants de la Tshopo espèrent désormais relancer la dynamique économique et administrative de la province.
Toutefois, plusieurs observateurs restent prudents. La véritable épreuve de cette réconciliation interviendra sur le terrain, à Kisangani, chef-lieu de la province, où les tensions politiques avaient atteint leur paroxysme ces derniers mois.






