Un an après le massacre d’au moins 55 civils sur le site de déplacés de Djaïba, les familles des victimes dénoncent l’impunité dont bénéficiaient des miliciens de la CODECO, auteurs présumés de ce crime.
Régisssant mardi 10 février à Radio Okapi, elles ont souligné que l’absence de poursuites renforce leur sentiment de traumatisme et d’abandon.
Ces familles appellent le gouvernement, à travers les services compétents, à briser le cycle des violences en Ituri, à diligenter des enquêtes crédibles et à engager des poursuites judiciaires contre les responsables de ce drame.
Elles plaident également pour la mise en place de réparations en faveur des victimes.
Cette attaque, attribuée à la milice CODECO, est qualifiée par les proches des victimes de crime de guerre et de crime contre l’humanité.
Contacté à ce sujet, l’auditeur supérieur près la Cour militaire de l’Ituri assure que les enquêtes sont en cours.
Il invite les familles des victimes à transmettre toute information susceptible de contribuer à l’avancement du dossier.
Le 10 février 2025, des miliciens de la CODECO avaient attaqué vers 20 heures le site de déplacés de Djaïba, dans le territoire de Djugu.
Selon des sources locales, environ 55 civils auraient été tués. Certaines victimes avaient péri, calcinées dans des habitations incendiées par les assaillants, qui avaient également procédé à des pillages.






