Un an après la prise de Bukavu par l’AFC/M23, le 16 février 2025, sans combat, la capitale du Sud-Kivu reste sous le jeu rebelle. La population accablée par des pillages et la violence, vit dans un désarroi profond, selon des sources concordantes.
Dès l’entrée des rebelles, les installations de la société brassicole Bralima, du PAM et de nombreux dépôts avaient été systématiquement vidés. La prison centrale s’était retrouvée désertée, tandis que les tueries, enlèvements et vols à main se multipliaient çà et là, affirment des témoins de l’armée dans la zone.
Administration parallèle et vie quotidienne brisée
Depuis un an, le mouvement a vite installé sa propre administration, gérant Bukavu à sa manière. Un an plus tard, les habitants du Sud-Kivu, en plein désespoir, espèrent que les accords de Washington et de Doha ramèneront la pacification à la ville et à tout l’Est du pays.
Question :
Quelle analyse faire de la situation socioéconomique et sécuritaire, une année après l’occupation de Bukavu par l’AFC/M23 ?
Invitations :
Grégoire Mirindi Carhangabo, Grégoire Mirindi Carhangabo, député national honoraire, il est président du parti politique dénommé « Justes Patriotes pour la République (JPR) », parti membre de l’Union sacrée de la nation.
Amos Bisimwa, membre de la société civile du Sud-Kivu. Il fait parti du Mouvement citoyen Observatoire d’actions parlementaires et gouvernementales en RDC (OBAPG).
Bob Kabamba, politologue et professeur à l’Université de Liège en Belgique.
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