Le gouvernement provincial de Kinshasa a levé la suspension de l’identification et de la numérotation des motos, accordant un moratoire de 45 jours aux conducteurs de taxi-motos pour se mettre en ordre.
Cependant, sur le terrain, de nombreux motards, communément appelés ” Wewa”, affirment ignorer totalement cette mesure pourtant prise en leur faveur.
« Je ne suis pas au courant de la décision du gouvernement provincial pour ce qui nous, les conducteurs de motos… », a déclaré un taximan moto.
Et même lorsqu’ils finissent par apprendre l’existence de ce délai, un autre problème se pose : ils affirment ne savoir quels documents acheter, ni quels éléments seront contrôlés.
L’un d’eux reconnaît avancer « à l’aveugle » malgré sa bonne volonté :
« Si les autorités nous communiquent les noms des documents qu’il faut acheter, je pense que dans 45 jours je serai en ordre. Mais jusqu’à présent, on ne sait pas ce qu’on va contrôler. On devait acheter les autocollants, puis ils ont refusé. Qu’on nous dise clairement ce qu’il faut faire », a‑t‑il indiqué.
Pourtant, cette décision ne vient pas de nulle part.
Elle a été prise lors d’une réunion ayant réuni les ministres provinciaux des Transports et de l’intérieur, les bourgmestres, ainsi qu’une délégation de motocyclistes.
Objectif : mieux coordonner les opérations, calmer les tensions et offrir aux motards une période de régularisation.
Mais sur le terrain, le manque de communication semble avoir tout compromis.
Sans informations claires, difficile pour les motards de tirer pleinement profit de ce moratoire.






