La Société civile du Congo (SOCICO), coordination de Miabi, a alerté, mardi 3 février, sur la dégradation l’avancée d’une tête d’érosion vers l’axe routier reliant Mbuji-Mayi aux installations minières de la SACIM.
Ce ravin, situé au niveau de l’Ecole primaire Tshilundu Central dans le secteur de Kakangayi, menace non seulement de paralyser le trafic, mais également de détruire les infrastructures énergétiques alimentant la capitale provinciale du Kasaï-Oriental.
Selon le responsable local de la SOCICO, Christopher Kawaya, l’érosion progresse à une vitesse inquiétante.
« Si rien n’est fait, les conséquences pourraient être catastrophiques pour l’ensemble de la province du Kasaï-Oriental », a-t-il alerté.
Face à ce péril imminent, la SOCICO recommande au Gouvernement provincial de déclencher un plan d’urgence pour sécuriser la route et protéger les infrastructures scolaires.
Il a demandé à la société SACIM : Mobiliser ses moyens techniques pour réparer les dégâts causés par ses engins de chantier et aux autorités sécuritaires : Veiller à la protection de ce corridor vital pour l’économie locale.
Un risque de « black-out » et de pénurie d’eau
Le danger principal réside dans la proximité du ravin avec les lignes de haute tension. Ces poteaux transportent l’électricité produite par la centrale hydroélectrique de Tubi Tubidi vers Mbuji-Mayi.
« Les poteaux électriques pourraient être engloutis. La population du Kasaï-Oriental sera de nouveau plongée dans le noir. Cette perte d’électricité entraînera inévitablement une pénurie d’eau sans précédent, aggravant la situation humanitaire déjà fragile », signale Christopher Kawaya.
La responsabilité de la SACIM pointée du doigt
La société civile affirme que le passage incessant des engins lourds de la Société Anhui-Congo d’Investissement Minier (SACIM), qui exploite le diamant à Boya, contribue fortement à l’accélération de cette dégradation. Elle appelle l’entreprise minière à une “responsabilité sociétale” immédiate.
Outre l’aspect énergétique, l’éducation est également menacée : l’école primaire Tshilundu Central risque d’être littéralement effacée de la carte, privant des centaines d’enfants de leur droit à l’instruction.
Appel à une intervention d’urgence
Malgré nos sollicitations, la direction de la SACIM n’a pas pu être jointe pour réagir à ces accusations.





