Au moins onze personnes ont été tuées dans la nuit de mercredi à ce jeudi 2 avril lors d’une attaque attribuée aux rebelles des ADF au village de Bafwakoa, situé dans le territoire de Mambasa, (Ituri). Le bilan provisoire fait état d’au moins 11 morts, selon plusieurs sources concordantes.
Outre les pertes en vies humaines, ces sources affirment que d’importants dégâts matériels ont été enregistrés. Des maisons, des véhicules et des motos ont été incendiés lors de cette incursion meurtrière. Bafwakoa, chef-lieu historique de la chefferie de Bandaka, situé à environ 300 kilomètres au sud-ouest de Bunia sur la Route nationale 4 (RN4), est aujourd’hui presque vidé de ses habitants.
Pris de panique, de nombreux résidents ont fui vers la localité de Niania, tandis que la circulation reste fortement perturbée sur l’axe Mambasa-Niania, rapportent des témoins.
Une situation humanitaire alarmante
Cette nouvelle attaque vient aggraver une crise humanitaire déjà préoccupante dans la région. Depuis plusieurs semaines, des milliers de civils vivant le long de la RN4 sont contraints de se déplacer en raison de la recrudescence des violences.
Selon la coordination de la société civile de l’Ituri, cette attaque constitue un véritable sabotage des efforts entrepris par le gouvernement pour rétablir la sécurité dans la zone, notamment à travers des opérations militaires menées contre les ADF vers Muchacha depuis quelques jours.
Dieudonné Lossa, coordonnateur de la société civile de l’Ituri, déplore une situation qui fragilise davantage les populations locales. Il souligne que certains habitants commençaient à regagner leurs villages et que les activités économiques reprenaient progressivement avant cette nouvelle attaque.
Face à cette recrudescence de violences, la société civile appelle les autorités congolaises à mobiliser des moyens conséquents pour mettre un terme définitif aux exactions attribuées aux ADF.
Une série d’attaques dans la région
Depuis le début du mois de mars, une dizaine de villages du territoire de Mambasa ont été la cible d’attaques similaires, causant de nombreuses victimes, selon des sources locales. Une situation qui continue d’alimenter l’insécurité et la détresse des populations dans cette partie du pays.






