Plus de cent pêcheurs opérant sur le lac Albert, dans les territoires d’Irumu et de Djugu, ont été victimes de pillages depuis janvier 2026. La Fédération des comités des pêcheurs du lac Albert (FECOPELA) accuse les miliciens de la Force de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI) d’être les auteurs de ces exactions.
Selon la FECOPELA, les miliciens dépouilleront régulièrement les pêcheurs de leurs poissons et de leurs matériels de production. Les pertes préservées concernent notamment les filets, les moteurs hors-bord et les carburants.
Substitution aux services de l’État
La structure dénonce le fait que ces miliciens effectuent des patrouilles illégales sur le lac, se substituant ainsi aux services officiels de régulation de la pêche. La FECOPELA affirme que ces actes se déroulent sous le regard des forces navales et de la police lacustre.
Conséquences économiques et sociales
Ces pillages récurrents menacent la survie économique des communautés riveraines. De nombreux pêcheurs, ayant perdu leurs outils de travail, ont été contraints d’abandonner leurs activités.
Cette situation entraîne une rareté du poisson sur les marchés locaux, entraînant une hausse notable des prix pour les consommateurs.
Appel à l’autorité de l’État
Le président de la FECOPELA, Moïse Uweci Welekano, appelle le gouvernement à prendre des mesures urgentes pour restaurer l’autorité de l’État dans cette zone. « La sécurité sur le lac Albert est essentielle pour la paix », at-il déclaré.
Jusqu’à ce jeudi 19 mars, ni l’armée ni le comité de surveillance du lac Albert n’ont réagi à ces accusations.






