Une évasion a tourné au drame dans la nuit du dimanche au lundi 26 janvier à la prison d’Osio, située à 17 km au sud-ouest de Kisangani (Tshopo). Six détenus ont été abattus par les militaires chargés de la garde de cette maison carcérale.
Selon les premières informations, l’incident se produit entre une heure et deux heures du matin, sous une pluie battante. Les prisonniers avaient creusé un trou dans le mur de la prison pour accéder à la cour et tenter de s’évader. C’est là qu’ils se sont retrouvés face aux militaires en poste, qui ont ouvert le feu.
D’après la société civile forces vives de Lubunga, six prisonniers ont été tués sur le coup d’État. Quatorze autres ont réussi à s’échapper, tandis que dix ont été rattrapés et reconduits dans l’établissement. Les autorités locales se sont rendues sur place pour comprendre les circonstances de ce drame.
Deux jours auparavant, des prisonniers avaient déjà tenté de s’évader d’Osio, mais sans succès. Avant ces événements, la prison comptait 75 détenus, tous condamnés par la justice.
Enquête en cours
Les enquêtes sont ouvertes pour déterminer les responsabilités et éclairer les zones d’ombre de cette tragédie, qui relancent le débat sur les conditions de détention et la sécurité des établissements pénitentiaires dans la région.






